Construction de l’ENAMLe Président Sténio Vincent fit procéder aussitôt à l’achat du terrain nécessaire pour y établir les bâtiments de l’École et ses dépendances. Ce terrain comprenait approximativement 40.000 mètres carrés. C’était une sorte de savane inculte, dans laquelle on avait élevé çà et là des maisonnettes faites de bois ou de vieilles tôles… Les architectes de l’Etat s’inspirèrent des constructions de la Maison salésienne de saint Domingue. Le bâtiment qu’ils projetaient serait plus vaste. Il s’élèverait en bordure de l’Avenue Dessalines sur une longueur de 70 mètres environ. Des conseillers sages, religieux et expérimentés, demandaient à Don Pittini d’insister pour obtenir une galerie circulaire, sur les deux façades du bâtiment. Des raisons économiques, sans doute, s’opposèrent à cette heureuse idée. Le Président avait demandé l’envoi d’un salésien au moins, pour le mois d’octobre 1935, afin de surveiller les travaux et donner toutes suggestions utiles, pour la bonne distribution des locaux : ce désir ne put être réalisé dans les délais demandés. Les travaux furent menés rapidement : on désirait en haut lieu, ouvrir l’Ecole au plus tôt. Le Bâtiment principal comprenait un rez-de-chaussée et un étage. La distribution intérieure prévue était la suivante :
L’immeuble permettait de loger une moyenne de 65 à 70 élèves : Les prévisions de l’Etat étaient que l’on pouvait y loger une centaine d’enfants ; c’était compter sans les règles de l’hygiène et de la morale. Un bâtiment annexe de construction légère était destiné à la cuisine des élèves. A l’extrémité de la cour de récréation, et parallèlement au bâtiment principal, une construction en planches et couverte en tôles, abriterait la chapelle et les futurs ateliers. La chapelle avait une longueur de 19 mètres, sans sacristie, et u ne largeur de 4 m87, intérieur. ![]() L'Enam après le tremblement de terre du 12.01.2010 Faisant suite à la chapelle, un apprentis ouvert sur la façade nord, de 15 m. de long. Sur 4m87 : le tout couvert en tôles. Le reste de la vaste propriété débarrassée des maisonnettes était en friches. Les arbres sauvages dits vulgairement bayahones, avaient été coupés à la base. De hautes herbes avaient envahi le terrain, sur lequel les bêtes du voisinage venaient paître tout le jour et s’abriter la nuit. Une dizaine d’ouvriers, journaliers, procédaient au nettoyage des terres avoisinant les bâtiments. Une autre équipe établissait une clôture de barbelés sur tout le pourtour de la propriété. Ainsi se présentait l’emplacement de la future Ecole technique au début du mois de mars 1936. |
DE NOTRE EGLISE
PLAN STRATÉGIQUE
1936 - 2011
ETRENNE 2013
|








